Le doyen en activité

Eugéne est le plus agé des forgerons Luxembourgeois, à 92 ans il est encore en activité au Grand Duché de Luxembourg.

C'est au Beim Schmatt à Hespérange que sont atelier se trouve.

La maison du Forgeron date de 1930.

C'est à 14 ans qu'il à commencer à forger le fer, Eugéne a appris à chauffer le fer pour le travailler, pour le manier à sa guise et en faire l'objet que ces clients le lui demande. C'est ainsi qu'il forgera sa première échelle, puis viendra des tabourets, des planchets de fer forgé pour les marches de camions.

Voici le four d'Eugéne, une antiquité avec une âme qui chauffe le fer sans problème .

 Trés surpris par ma visite dans son atelier Eugéne n'a pas hésité de mettre en route toutes les machines et de m'expliquer les fonctions de chacunes. Aprés le four l'enclume est la deuxiéme piéce maitresse du Forgeron, car elle reçoit les coups de marteau qui donneront au fer la forme recherché.

Lors de ma visite Eugéne était en train de réaliser une nouvelle piéce similaire au modéle en rouge sur la photo ci-contre.

C'est Lex une connaissance de Nospelt qui lui a commandé ce travail.   

 Ici la machine à façonner le bois et le fer pour recevoir une hache par exemple.

A l'arrière de l'atelier des casiers de rangements, tous ont été fabriqués dans cette maison.

 Puis un peu plus loin ces grandes tagliatelles de fer forgé, c'est la réserve d'Eugéne, il en est fiére,  c'est là que tout commence, le choix et la qualité qui par la suite donneront de belles piéces adoucis par les mains de l'homme pour faire naître un objet de travail pour l'homme. 

Ce qui est surprenant dans cette atelier, c'est cet homme passionné, à cet endroit où le temps semble s'être arrêté pour laisser place à la sagesse avec les gestes plus que parfait de ce forgeron.

Quand je regarde Eugéne actif face à la dureté du fer, il est clair que celui ci ne l'a pas dompté, la force de la vie c'est d'aimer son travail, chaque jour que le soleil fait de lumière l'homme grandit de son expérience et la leçon d'Eugéne que je retiendrais c'est de continuer à aimer ce que je fais avec passion.

 Puis là cette machine qui semble être un gouvernail de bâteau, est la plus belle de l'atelier pour ma part, bien que Eugéne m'invite à regarder ceci! Eh! oui rien ne serait être plus grand que la beauté d'une femme, même dans un atelier ou le bruit rend sourd, la preuve en est, sur ce calendrier un moment de répit avec ce sourire, Eugéne n'est pas le seul à avoir ce style de photo, les pompiers aussi ont les mêmes goûts.

Reportage de Philippe Henri le 22 Avril 2009 à Hespérange.

 

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